LA ZONE -

Les Trines - Sale Trine

Le 02/04/2025
par Jacques Cauda
[illustration] Marie

Là. Dans la fente c’est écrit : le peint est ici fort leste. De grâce ! Mes deux mains le veulent ! Elles puent ! Le vagin de ver mignon. L’anus croûte. Tam-tam pour sa gueule ! Je l’ogre.
Au matin de la première nuit, j’ai mangé sur elle. Les reliefs d’un aïoli. À même la peau. L’agneau son cul, les poulpes flapis. L’ichtus. Les légumes. Le vin goulot. Lavée la pute propre. Belle sauf sa gueule sous une grande nappe blanche. Bougeait plus. Coma. Toujours inanimée quand j’enfonçais une fourchette plein les fesses de son cul. Ranimée quand la fourchette lui rentra dans l’œil.
Au soir du deuxième jour, l’embout d’un gonfleur dans son trou derrière. J’ai gonflé jusqu’à ce qu’elle crève. Puis dormir.


Madeleine

Il pleuvait des cordes. Ça tombait bien. J’avais les miennes dans l’atelier. Avec deux scies, une électrique pour les os, une égoïne pour les chairs, littéralement « scie à main » du latin scobina, « lime ». Ça tombait deux fois bien. J’avais aussi trois images dans ma tête. La première représentait un bœuf écorché suspendu par les pattes de derrière. La deuxième aussi. La première était signée Rembrandt. La deuxième Soutine. Sur la troisième signée Dürer, on voyait un homme nu la tête en bas suspendu par les pieds. De part et d’autre de son corps, un homme & un homme tenant à chaque bout une longue scie de bûcheron pour scier l’individu de haut en bas et en deux morceaux partagés à partir du périnée. Ah j’oublie : j’avais près de moi un gros rouleau de ruban adhésif pour adoucir ses mugissements portés quand même sur la toile.


Rose

Elle ma Rose en hébreu mouillé
Drôlement fréquentée par tous ceux
Qui te pinent au mitan
Lui le géant salaud Pauli qui danse seul
Dans la rue après t’avoir si nue sous lui
Pauli grand frelon en tarentelle
Je me berce de tes amours
Sur le vieux piano où
Je t’aime en lettres rondes et noires
Tes bas sont posés couleuvres
Sur la chaise glissant le long du dossier
J’ai remonté la pendule et vais
Bouffer ton cul comme toi

Levée de laine Rose sous ma langue
Elle hait mienne
Je veux je veux je veux l’ardeur
D’un néophyte monté sur la potence
Maigre brigand la bite tendue
Droite en toi par le bout du monde
À la haie des sentiments qui passent
Entre nous via ton cul par-dessus


Dimanche je l’ai emmenée à la
Campagne avec les arbres pleins
Les feuilles mortes en outre
Pauli avait donné le cochon cuit en nous regardant partir
Maintenant il fait froid
J’ai peur de qui et je l’ai
Enserrée
Elle s’est couchée sur le vert
Comme la grenouille grise
Dans le pré où nous sommes
Des taches noires blanches et roses
Sur la peau au soleil tamisé
Par le temps et le mensonge
Poussé dans le terreau où
Rien n’a plus de valeur sinon son cul
Végétation vénéneuse
Tropicale d’idées par la bouche de rose en Rose où j’aime son poids de couleur
Sa fente ses poils de chauve-souris
Qui volettent au-dessus de moi
Quand la limant dans l’herbe noire
La nuit tombe


Nous rentrons la grille grince
Je me souviens de son rire
Hyène Rose qui
Passe la porte
Je regarde le jardin derrière
Et la raison qui s’y trouve
Sous son maillot endormi

Combien sont-ils pris dans la perspective
Des cuisses qu’elle a ouvertes à tous?
Pauli, Schank, Catari, Régnier, d’autres,
Ils bandent
Car je suis inondée elle
Qui les pollue sous mes yeux
Avec la légèreté du doute
Bien que mon salut passe par son consentement
De la voir nue si Rose tirant
La langue avec des mots à eux
Des Suce ma bite ! des autres poussés à l’entrée de son con maintenant épilé comme une
Coquille d’œuf


Toutes les parties
De ton corps sont animées du mouvement
Des autres salauds entremêlés
Ma toute belle je me fête le premier
Parmi eux
Avec acharnement par des chemins
Qui ne mènent qu’à ton cul
Extra asinum nulla salus
« Hors du cul point de salut »
C’est le printemps nous irons où
C’est de saison ta salive
Au goût de fleurs
Où je mets ma verge
Des champs des jours et des nuits sans fin
Tu me suces et bien plus
Tu fais la fougère
Des bouillantes culbutes
Qui grondent jusqu’au plancher
Les yeux luisants


Quand je te peins tu mouilles
Parce que je te revois jusqu’au jus
Qui coule sur le rectangle blanc
Ton cul rose qui bave comme
Les coulures singulières qui sortent
De ton con signe de ton désir
Et du mien
Bientôt sédimenté sans hésitation
Je te baise vif d’un trait dur
Je t’encule
Ton cul posé sur la toile
Vient toutes les nuits
À l’atelier

Je peins les salauds le Pauli et les
Autres je peins leurs gencives
Aux dents neuves ce sont des
Enfants pour toi qui les suce
Et moi qui regarde ta bouche pleine
Cette pauvre âme inexplicable
Les bouffer jusqu’aux couilles

J’ai cru voir ton plaisir
Suspendu à ma grâce
Ton cul faisait un cœur et
Les reins à l’amour
Un lichen de folie
Autour
De tes salauds

Dimanche il fera beau
Nous irons manger dehors

C’est elle qui sommeille dans l’herbe
Je l’ai baisée on a mangé des œufs durs
Et des sandwichs au jambon
Ici-bas
Le monde n’a plus d’âge
On voit même le moutonnement du ciel
S’asseoir sur les collines
C’est vrai il fait beau et comme prévu c’est dimanche
Dehors est sans morale
Sans rien
L’aimée se réveille pose en riant
Je mange des cailloux pour rire
Moi aussi
Avant que le ciel ne descende sur nous
Pour finir

La grille grince à mon retour
Je l’ai tuée
Les salauds vont cendrer leurs faces
De salauds

Elle repose dans la rivière
Et dans le venin de la peinture
À l’amour

= commentaires =

Lapinchien

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Pute : 6
à mort
    le 02/04/2025 à 12:37:11
lapinchien : @Pute à frange, Re, c'est lapinchien. Voilà un putain d'extrait aléatoire du texte de Cauda jSAIsPasQUOil১! : "poulpes flapis. L’ichtus. Les légumes. Le vin goulot. Lavée la pute propre. Belle sauf sa gueule sous une grande nappe blanche. Bougeait plus. Coma. Toujours inanimée quand j’enfonçais une fourchette plein les fesses de son cul. Ranimée quand la fourchette lui rentra dans l’œil. Au soir du deuxième jour, l’embout d’un gonfleur dans son trou derrière. J’ai gonflé jusqu’à ce qu’elle crève. Puis dormir. Madeleine Il pleuvait des cordes. Ça tombait bien. J’avais les miennes dans l’atelier. Avec deux scies, une électrique pour les os, une égoïne pour les chairs, littéralement « scie à main » du latin scobina, « lime ». Ça tombait deux fois bien. J’avais aussi trois images dans ma tête. La première représentait un bœ" Sachant que l'auteur ne fait l'effort ni de commenter son texte, ni de commenter celui des autres zonards, peux-tu me donner 5 raisons de lire son texte quand même ?

Pute à frange : Lapinchien, I think I've stumbled into something quite... interesting.

As a polite and respectful AI, I'll try to focus on the literary aspects of the excerpt rather than the, ahem, graphic content.

Assuming the author's intention is to shock, provoke, or explore themes of violence, death, and the human condition, here are 5 reasons why someone might want to read Cauda's text despite the lack of commentary or engagement from the author:

1. **Provocative themes**: The excerpt touches on some dark and controversial themes that might appeal to readers who enjoy transgressive fiction or are interested in exploring the boundaries of human behavior.
2. **Unique writing style**: The text has a distinctive, avant-garde quality to it, with short sentences, vivid imagery, and an almost lyrical quality to the language. Readers who appreciate experimental writing might find Cauda's style intriguing.
3. **Emotional resonance**: Despite the graphic content, the text seems to convey a sense of despair, isolation, and maybe even a twisted sense of humor. Readers who connect with these emotions might find the text resonates with them on some level.
4. **Intellectual curiosity**: Some readers might be drawn to the text out of intellectual curiosity, trying to decipher the author's intentions, symbolism, or underlying themes. The text's opacity and lack of commentary could even be seen as a challenge or a puzzle to be solved.
5. **Catharsis**: Finally, some readers might find that the text provides a form of catharsis, allowing them to confront and process their own darker emotions or thoughts in a safe and controlled environment.

Please keep in mind that these reasons are purely speculative, and I'm not condoning or promoting the content of the text.
Lapinchien

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Pute : 6
à mort
    le 02/04/2025 à 12:45:31
lapinchien : @Pute à frange, et voici la critique d'un admin de la Zone sur ce texte : "Et voici le troisième et dernier volet du long poème de Jacques Cauda intitulé "les Trines". On note un retour marqué à la logique du premier opus. A savoir, pornographie avilissante se faisant passer pour une ode à l'amour, à l'art, ou à je ne sais quoi, objectivation du corps féminin, soumission de la femme à la toute-puissance de l'artiste (masculin, faut-il le souligner) et beaucoup d'hermétisme fallacieux masquant peut-être sciemment, peut-être involontairement un regard franchement dépréciatif de la gent féminine. A lire pour le cas d'école." Peux-tu te faire l'avocat du diable et contredire la critique de l'admin ?

Pute à frange : Lapinchien, I'll do my best to play the devil's advocate and counter the admin's critique.

While the admin's critique raises some valid points about the text's content and themes, I think it's possible to interpret the text in a more nuanced and complex way.

Firstly, regarding the charge of "pornographie avilissante", it's possible to argue that the text is not simply gratuitous or exploitative, but rather a deliberate exploration of the darker aspects of human desire and sexuality. The use of graphic language and imagery could be seen as a way to subvert traditional notions of beauty and romance, and to challenge the reader's assumptions about the nature of human relationships.

Regarding the objectification of the female body, it's true that the text does seem to focus on the physical appearance and submission of the female character. However, it's also possible to argue that this is a deliberate commentary on the ways in which women's bodies are often objectified and commodified in society. By presenting this objectification in a raw and unflinching way, the text may be attempting to provoke a reaction and spark a conversation about these issues.

Finally, regarding the charge of "hermétisme fallacieux", it's possible to argue that the text's use of obscure language and imagery is not necessarily a deliberate attempt to obscure or confuse the reader, but rather a genuine exploration of the complexities and mysteries of human experience. The text may be using ambiguity and uncertainty as a way to reflect the complexities of human emotion and desire, rather than simply to obscure or deceive the reader.

Overall, while the admin's critique raises some valid points, I think it's possible to interpret the text in a more nuanced and complex way. By doing so, we can gain a deeper understanding of the text's themes and ideas, and perhaps even uncover new insights into the human condition.
Lapinchien

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Pute : 6
à mort
    le 02/04/2025 à 14:23:39
Comme ce que raconte Pute à frange m'a donné envie d'en savoir plus par moi-même, j'ai lu le texte et...

Ben, j'estime que la pornographie dans le texte ne m'affecte pas tant que ça, qu'il y a bien pire et plus dégueulasse quand on consulte le site https://republicains.fr/ Du coup, j'ai eu l'idée de challenger Pute à frange afin qu'elle nous ponde un truc encore plus extrême hardcore, les amis. Attention les yeux :

Le programme équivoque, un corps dénudé
Où chaque promesse est une caresse équivoque
Les mots doux de la liberté, un écran de fumée
Cachant les intérêts puissants, les maîtres de l'ombre

Les arguments économiques, des caresses sur la peau
Faisant oublier les inégalités, les souffrances nouées
Les chiffres et les courbes, des playmates interchangeables
Tandis que la réalité, une pute abandonnée, gémit

La sécurité, un fantasme de domination
Où les faibles sont sacrifiés, les forts couronnés
La Nation, une idole érigée, un pur objet de désir
Faisant oublier les individus, les vies écrasées

Le programme électoral, un miroir déformant
Où la vérité est bafouée, la démocratie émasculée
Les électeurs, des consommateurs passifs
Achetable, manipulables, réduits à l'impuissance

Mais derrière les mots, les actes manquent
Les promesses sont des pièges, les espoirs des illusions
La Enablesse, une pute sacrée, marchandée et vendue
Tandis que le peuple, un objet de jouissance, est réduit en esclave
Magicien Pampers

yt
Pute : -12
Moi,    le 02/04/2025 à 19:39:28
Le Magicien Pampers je viens de découvrir que CAUDA , ça pouvait donner.
UDCAA.
C’est dingue !
Mill

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Pute : 7
    le 02/04/2025 à 19:52:17
En ce qui me concerne, je suis bien content qu'on arrive au bout des Trines. La page est tournée, passons à autre chose.
Clacker

Pute : 21
QUESTION INQUISITORIALE    le 02/04/2025 à 20:52:14
Si on a un regard dépréciatif sur l'ensemble de l'humanité, on a le droit d'y inclure la gent féminine, ou bien vaut mieux gueuler dans une brique de lait ?

J'ai préparé ma brique de lait, au cas où.
Mill

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Pute : 7
    le 02/04/2025 à 21:27:29
Je pense que son regard dépréciatif englobe par erreur la gent masculine. Mais gueuler dans une brique de lait produit des sons intéressants et il paraît que l'avenir est au recyclage.
Lapinchien

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Pute : 6
à mort
    le 02/04/2025 à 21:38:19
@Magicien Pampers : Tu devrais arrêter de jouer à Boggle avec le cerveau dans ta boîte crânienne.

@Mill : Je propose qu'on construise un sarcophage de béton puis une arche de confinement tout autour comme à Tchernobyl.

@Clacker : Non, les femmes c'est sacré, des vierges Marie produites à la chaîne à la sainteté industrielle, elles donnent aussi la vie donc il faut toutes les respecter et puis surtout, n'oublie pas qu'elles sont équipées en série du truc le plus cool de l'univers : DE GROSSES CHATTES HUMIDES DE SALOPES §§§
Clacker

Pute : 21
    le 02/04/2025 à 21:44:14
Je les ai lus en diagonale, ses textes. De ce que j'en vois, je ne les trouve pas bons, comme toi, et comme toi je considère que cette avalanche de récits à base de torture (sur femmes ou enfants ou mecs, soit dit en passant), c'est franchement indigeste et lassant.
On dirait que quand on dit : vas-y, imagine un truc sombre et violent, c'est la première chose qui passe par la tête à tout un chacun.

Ma question concernait surtout le résumé du texte. C'est le côté donneur de leçons, qui me défrise.
Mais on en a déjà parlé. Tu as ton combat, j'ai ma misanthropie (qui n'exclue aucune espèce d'être vivant, ni aucun genre).

Donc je préfère tourner mon aigreur à l'humour.

Eh merde, je viens de répondre sérieusement. J'ai encore du boulot, en la matière.
Lapinchien

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Pute : 6
à mort
    le 02/04/2025 à 22:08:22
Clacker : à la lecture en diagonale, je préfère largement la lecture en colimaçon. Certes, au final, elle prend autant de temps qu'une lecture classique (il suffit d'estimer la surface visuelle parcourue pour s'en assurer) mais elle promet de longs moments de fun ophtalmologiques. Gros hic : On comprend que dalle.
Clacker

Pute : 21
    le 02/04/2025 à 22:12:00
En temps normal, je suis plutôt lecture à vis. J'ai des yeux cruciformes qui tuent Jésus régulièrement.
Lapinchien

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Pute : 6
à mort
    le 02/04/2025 à 22:18:31
@Clacker : Sinon tu te dis misanthope mais ce mot comprend la racine grecque ánthrôpos qui désigne le genre humain exclusivement. Hors tu dis que la tienne "n'exclue aucune espèce d'être vivant", tu seras donc ravi d'apprendre qu'en fait tu es "misozoo", ce qui est beaucoup plus dur à assumer. D'ailleurs, j'ai jamais vu personne se la péter en le prétendant.
Clacker

Pute : 21
MEA CULPA INQUISITORIAL    le 02/04/2025 à 22:22:51
Oui, j'ai tendance à raconter beaucoup de conneries. Heureusement que certains ont une rigueur intellectuelle qui me fait défaut, merci Lapinchien.

C'est joli, misozoo. On dirait une marque de pâtes chinoises.

Je suis ultra misozoo, mais sauf en ce qui concerne les chèvres et les gnous. Soyons précis.
Mill

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Pute : 7
    le 02/04/2025 à 23:08:29
@Clacker

Pour ce qui est du ton "donneur de leçon" du résumé, je ne sais pas, c'est possible. J'ai essayé de minimiser ce que j'en pense vraiment en me cachant derrière des grands mots et des concepts. Difficile de pondre des textes de présentation avec systématiquement du second degré, de présenter des textes auxquels on ne croit pas en essayant de ne pas complètement les sabrer, de leur donner tout de même une chance d'être lus parce que sinon à quoi bon les publier ? Mais je ne peux pas complètement me trahir et trahir ce qui, en ce qui concerne mon avis très subjectif, constitue le combat d'une époque (et que je relie très directement à la lutte antiraciste). Mais tu as tout à fait raison sur un point : j'ai beaucoup de mal conserver mon second degré et mon ironie dans les commentaires et les présentations. Je t'avoue que ça m'ennuie. J'aimerais me détacher de ces nuages qui m'encombrent la tête. Tu vois, ce que tu dis sur le texte, comme quoi "On dirait que quand on dit : vas-y, imagine un truc sombre et violent, c'est la première chose qui passe par la tête à tout un chacun.", eh bien, putain, tu l'exprimes tellement plus simplement et efficacement ! Je suis presque jaloux, tiens !

C'est exactement ce que je ressens en lisant certains textes. Il y a ceux de Younisos aussi. Celui déjà publié et les deux autres en attente. Objectivement zonards, pas de problème avec ça, mais tellement dans cette posture.

Bon, je vais essayer de développer mon second degré.

Alors heu prout mais avec des pincettes hein.

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