Résumé : "Quand la mer monte,
J'ai honte, j'ai honte
Quand elle descend,
Je l'attends"
chantait Raoul De Godewarsvelde, et j'ajouterais ceci :
Quand elle ne descend plus,
Toute honte est bue.
Car on assiste, dans cette nouvelle, à une montée des eaux pour le moins préoccupante. Juste la fin du monde, pas moins, qui approche, inéluctable, à la vitesse d'un cheval au galop. De quoi échauffer l'esprit et mouiller le fond de culotte d'une humanité débarrassée de tout savoir-vivre - puisqu'elle doit mourir.
Notre camarade Youki nous donne une bonne leçon de littérature avec ce texte de Saint-Con soigné et maîtrisé de bout en bout.
= commentaires =
Et le toboggan ? Il est où le toboggan ?
La plus belle histoire de pianiste depuis celle de Roman Polanski. Überlittéraire puisque écrit par Lunatik, donc forcément.
La belle vignette ! La presque plus belle de toute ma carrière zonarde !
"Il est où le toboggan ?"
Tu tiens vraiment à ce que je réponde à cette question ? Tu as donc si peu de considération pour tes sphincters ?
Je proteste : la combustion n'est pas complète, il manque des bouts.
DISQUALIFICATION !!!
Ça finit comme du Barjavel, un couple seul qui se forme et s'échappe sur fond de fin du monde. Parce que mine de rien, elle finit avec son pianiste et c'est une putain de romance. Une romance de Saint-Con. On n'a jamais vu ça (ou bien j'ai oublié ou ils sentaient pas bon). Et avec un pianiste par-dessus le marché.
Simple et efficace, chouette ambiance de fin du monde, j'aime assez ça, et audacieuse idée de faire prévaloir l'eau sur le feu pour un texte de Saint-Con. Parce qu'évidemment, léger déficit de flammes et de combustion, comme signalé par Un Dégueulis, ce qui pourrait faire la différence au moment de voter, qui se rapproche à grands pas comme Achille de sa tortue.
Il semble que le concept de la Saint-Con finissent par lasser certains auteurs. Je ne sais pas si c'est le cas ici. Pourtant ça me semble tout de même rester très riche en possibilités et aisément renouvelable
"Il semble que le concept de la Saint-Con finissent par lasser certains auteurs."
A ma connaissance, je suis le seul à avoir joué les rabat-joies, à ce sujet.
Et tout le monde sait que je suis aigri, démoralisant et irritant pour les muqueuses.
On a finalement eu une beau panel de textes, cette année. Comme quoi, la Saint-Con ne connait pas la crise et a encore du fuel à distribuer.
à Dégueulis : si tout se passe selon le plan, la crémation (et l’excrétion) devrait être complète au bout de quelques semaines, à moins que le niveaux des eaux ne baisse avant que tout ne soit consommé/consumé
à Dourak : je suis trop romantique, on me le dit tout le temps.
Et je n’ai pas participé à suffisamment de St Con pour me lasser déjà de crémationner à tour de bras. Simplement, l’histoire m’est venue comme ça, et je n’avais pas envie de forcer le trait et les flammes au détriment du rythme. Tant pis pour les votes que ça me fera perdre, je l’ai fait en connaissance de cause : je préfère avoir écrit un texte qui me satisfait plutôt qu’un texte qui satisfait aux règles. Born to be wild etc.
Par contre, je trouve souvent la fin des textes de St Con trop prévisibles pour cause de crémation, justement. Ça manque de piquant, de suspense, et parfois même carrément d’intrigue. La crémation est trop souvent le point culminant de l’histoire, voire une fin en soit, et ça, c’est lassant (d’où mon enthousiasme pour ACAB-1 et Panjandrum, par exemple)
Bon. J'avoue, c'est mon texte préféré jusque-là.